Un après-midi à Drouot

Vente « Les Saturnales du parfum ».

(ou comment se ruiner rapidement en flacons de parfums)

IMG_9104

 

Lundi 28 novembre, 19h30 : appel inconnu, je décroche ? C’est Jean-Marie Martin Hattemberg, expert et collectionneur de parfums. Il répond à mon SOS pour savoir comment se passe une vente à Drouot. Lundi prochain se déroule en effet une très belle vente de flacons anciens, avec une thématique qui résume bien l’année 2016 : « sous le signe de Grasse ». Comment ça marche ? « Tout le monde peut venir, et enchérir, il suffit d’avoir de quoi payer, et faire un signe de la main. Attention, il ne faut pas oublier les frais de 24% de TVA + frais d’acquisition. » Tout se vend en parfum, de la miniature au flacon ancien, en passant par les PLV, mais à quel prix ? « Il y a des modes, les marques comme Nina Ricci, Lancôme et Dior ont la côte en ce moment. Après, il y a des collectionneurs qui achètent par téléphone ou internet de partout : France, Etats-Unis, Canada, cela fait monter les prix. Mais venez samedi : les objets seront exposés dans la salle 7 de Drouot de 11h à 18h. » Ah oui, je serai là !

Samedi 3 décembre : Les objets sont bien là, merveilles orphelines en attente d’un acquéreur. La salle se remplit doucement, experts et collectionneurs. On repère vite les habitués, des personnes échappées d’un autre siècle, qui décortiquent et notent chaque flacon. Des étudiants de la profession passent, je reconnais 2-3 élèves de l’ESP. Et il y a quelques étrangers, du Qatar notamment. Tout le monde s’observe, on est tous concurrents finalement, ambiance… On m’a toujours appris que pour vendre un produit, il suffit de le mettre dans les mains du client. C’est exactement ce que propose Jean-Marie : « c’est important de voir les produits avant de les acheter, voir leurs qualités comme leurs défauts ». Quelle expérience émouvante de sentir les flacons avec leurs jus d’origine, noirci, tapé, mais toujours là. Erreur fatale, je demande à voir quelques poudriers, flacons de Coty, des Fontaines Parfumées… La tentation a commencé.

Dimanche 4 dec : je ne pense qu’à ça. Et si le coffret Coty me passe sous le nez ? (sans y rester). Jusqu’à combien suis-je prête à mettre ? Et si les US renchérissent ? et le Qatar?

Lundi 5 dec : 9h30, je suis plutôt calme, concentrée sur une présentation à faire, j’arrive à ne pas trop y penser. 13h, la pression monte, je retrouve un ami dans un café, c’est lui qui m’a donné envie de venir « allez, c’est Noël » m’encourage-t-il. 14h, on entre dans une salle rouge. Il y a du monde, (trop) et pas assez de chaises. Jean-Marie et la maison de vente LOMBRAIL-TEUCQUAM m’ont réservé un siège devant, « pas trop loin car je n’ai pas la voix qui porte… » Très prévenant. Les ventes se font plutôt vite, donc il ne faut pas trop réfléchir (OK, lever la main sans réfléchir, ça, c’est dans mes cordes). On m’avait conseillé de prendre un petit lot avant celui qui m’intéressait, juste comme ça, pour m’entraîner, histoire de ne pas me mettre la pression sur le Coty. D’accord, un flacon Jicky, bim. Oups, c’est qu’il est sensible à une petite main levée le commissaire, trop tard… c’est pour moi.

jicky

De magnifiques pièces passent, des parfums de marques disparues et aux noms désuets. Des curiosités, comme les manchettes-nécessaire à beauté, des flacons rares, parfois kitch, en tout cas témoins d’une époque, et surtout de très belles pièces. Existe-t-il beaucoup de marques endormies? « oui, beaucoup« , répond Jean-Marie, « elles se font maintenant racheter par des fonds étrangers : du Moyen-Orient ou de Chine… C’est pour cela que ce type de vente a beaucoup de succès. »

CotyÇa y est, c’est le tour de mon coffret Coty : étonnamment, nous ne sommes pas nombreux dessus. « Sans regret ? » demande le commissaire. Non non, vite, allez, frappe ! « Adjugé ! » il est pour moi. :-). Je vais pouvoir ressentir l’Emeraude version originale, puisque son flacon s’ouvre. Les autres parfums :  « A Suma », « l’Aimant », » Origan », « Météor » et « Chypre » sont scellés par le parfum lui-même. « Certains les ouvrent avec une flamme » me précise Jean-Marie. Moi je n’oserai pas, et je crois que j’aime bien l’idée que le parfum est là, chez moi, mais que personne ne peut les sentir…

Le problème lors d’une vente, c’est qu’une fois qu’on est parti, c’est dur de s’arrêter. Après 3 heures (et quelques broutilles achetées), je passe à la caisse. Oups ! Ah oui, le fameux effet « +24% » de taxes ». On m’avait prévenue.

Dernière petite blague, ah ah, la carte bleue ne passe pas. Évidemment, j’ai largement dépassé le plafond… (Honte surprême). Mais ils n’ont pas l’air de se formaliser, l’habitude, sans doute, de voir passer des débutants. Il faudra donc que je reparte chez moi sans mes emplettes. Qu’importe l’ivresse, pourvu qu’on ait le flacon, avait prédit Jean-Marie ; cet après-midi, j’ai bien eu les deux !

http://www.lombrail-teucquam.com/

 

Le parfum au Mondial de l’Automobile 2016

Deux ans se sont passés depuis le dernier mondial et le périmètre a bien changé… Expériences immersives, casques 3D, talons aiguilles des hôtesses troqués pour des baskets, écrans géants et musiques lounge… L’heure est à l’expérience immersive.

Le parfum a tout à y gagner, et joue son rôle de valorisation des services proposés au passager. Choisir son mode de conduite, son ambiance et maintenant son parfum… La fragrance devient indispensable lorsque l’on parle « haut de gamme ». Voici un petit parcours au pas de course du salon, le nez en alerte…

PEUGEOT : Séquence Emotion

IMG_8407La marque invite à découvrir l’univers magique du modèle SUV 3008. Deux ambiances, deux parfums : Harmony Wood aux notes boisées relaxantes ; Aerodrive, splash de fraîcheur pour un vrai coup de boost.

IMG_8421Une vidéo met en scène Antoine Lie, senior parfumeur chez Takasago qui a oeuvré sur ces créations… On vibre, on s’émeut… Mais nous ne sommes pas objectifs… Est-ce le plaisir de voir nos créations si joliment mises en scène ? (merci Scentys)

IMG_8411Passage élégant dans l’espace boutique, là encore Cosmic Cuir, le parfum signature de la marque nous accompagne et prolonge l’expérience, accord asphalte chaud, sillage irisé.

IMG_8425On finit par l’expérience du véhicule, choix de l’un des trois parfums, l’interface est simple, un vrai bonheur…

DS : Elégance rétro

IMG_8429Effet wahou assuré avec cette mise en scène feutrée. On passe de pièces en pièces, enveloppés dans le sillage du parfum DS World. Duo de gingembre et cardamome sur fond de vétiver musqué… Copyright Antoine Lie (et nous aussi :-))

IMG_8430

OPEL : Ludique

IMG_8462Une belle mise en avant des créations Azur Fragrances. L’occasion de découvrir le 3 ème petit dernier : Purifying Essence (cette fois c’est pas nous, mais c’est très bien quand même ;-))

IMG_8466

BMW : Sobriété et élégance

IMG_8456Une PLV révèle tout en discrétion les quatre parfums développés par Annabelle Coffinet, à l’origine du projet chez BMW. Ces quatre parfums sont proposés dans la Série 7.

Que ce soit dans le véhicule ou en ambiance, le parfum a enfin acquis son statut d’élément indispensable à une « expérience client » réussie.

Vivement le prochain mondial que toutes les autres marques viennent nous rejoindre !…

 

Papier d’Arménie

IMG_0212Il est rare d’avoir l’occasion de découvrir les secrets d’une institution. La maison Papier d’Arménie nous a ouvert les portes de son usine de Montrouge pour nous dévoiler la fabrication de son célèbre papier.
Impossible de se tromper de rue, la manufacture diffuse des effluves de rose et de benjoin dans toutes les ruelles alentours. L’esprit familial est frappant, seulement 12 employés, une loyauté à toute épreuve envers la directrice, Mme Mireille Schvartz, arrière petite fille du fondateur. Philippe Saconney, responsable de production (et guide pour la matinée) se charge de nous raconter l’histoire de la maison. Il y a exactement 131 ans, lors d’un voyage en Arménie, Auguste Ponsot remarque que les habitants brûlent du benjoin pour parfumer et purifier leur maison. Il importe l’idée en France et met au point la méthode de fabrication avec un pharmacien nommé Henri Rivier. Le benjoin est d’abord dissout dans un solvant avant d’être agrémenté d’autres matières premières tenues secrètes. (le parfum contiendrait 98% de benjoin).

IMG_7538

130 ans après, c’est exactement le même procédé qu’autrefois. Tout est question de savoir-faire. Soigneusement sélectionné pour sa qualité de fibre naturelle, le papier est acheté en Suède, et imprimé d’une encre spécifique. Les feuilles sont trempées dans une solution saline qui les prépare à la combustion, puis séchées pendant trois à quatre jours sur des grilles. Elles sont ensuite immergées dans la solution parfumée de benjoin.

IMG_7562Imbibées, essorées à la main, les feuilles sont placées une par une dans un four durant 20 minutes pour faire évaporer l’alcool. (il s’agit d’anciens séchoirs à viande pour l’anecdote). La magie opère, les feuilles se teintent de la mythique couleur « vieux rose » et embaument délicieusement.

IMG_7566
Jusque dans les années 2000, toutes les feuilles étaient pliées et agrafées par les employés. Aujourd’hui, la machinerie a pris le relais des petites mains.

IMG_7578

Les grandes feuilles de papier sont tout d’abord poinçonnées par une pimpante machine de 1963, transformée par une société toulousaine. Elles sont ensuite reliées en carnet puis découpées. Chaque feuille permet la création de 4 carnets, stockés pendant deux mois, fidèlement à la tradition.
En 2007, Mireille Svartz et Francis Kurkdjian se rencontrent, on célèbre alors l’année de l’Arménie. Un nouveau parfum voit le jour, aux notes plus mystiques et orientalistes. Son histoire rend hommage à l’héritage de la maison, c’est une version modernisée de l’illustration du disparu Papier d’Orient. Trois ans plus tard, leur collaboration se renouvelle avec le parfum à la Rose, un jolis succès. « Bientôt, d’autres complèteront cette collection » nous annonce-t-on à demi mots.FullSizeRender
Il se vend aujourd’hui près de 2,5 millions de carnets par an. Son prix modeste, son héritage au charme désuet, et la collaboration avec un parfumeur de renom leur ont ouvert de nombreuses portes en France et à l’étranger. « On ne connaît pas la crise » s’enthousiasme Philippe Saconney… une entreprise familiale, fidèle à ses valeurs, sollicitant au maximum les petites entreprises françaises… 130 ans que ce point incandescent nous parfume !

Les Rives de la beauté

L’évènement beauté de la rentrée à ne manquer sous aucun prétexte : Les Rives de la Beauté ouvrent leur quatrième édition sur Paris du 19 au 23 septembre 2012.

Aesop, Parfums d’Empire, Jean Patou, Diptyque, Philippe di Meo (avec la participation de Scentys) et bien d’autres encore accueillent amoureux, amateurs et professionnels du parfum lors d’un parcours unique. Wouter Wiels réussit avec brio un mélange de genres heureux : Arts, Produits et Personnes de tous horizons autour de la beauté.

Voir le site des Rives et le programme

5 Parfumeurs Chevaliers des Arts et des Lettres au Ministère de la Culture

Une cérémonie riche en émotion a eu lieu hier au ministère de la Culture :

Danièla Andrier (Givaudan), Françoise Caron (Takasago), Olivier Cresp (Firmenich), Dominique Ropion (IFF) et Maurice Roucel (Symrise) ont reçu des mains de Frédéric Mitterrand l’insigne de Chevalier des Arts et des Lettres.

De sa voix chaude et « nasale », de son ton monocorde qui a bercé notre enfance le dimanche soir, le ministre a prononcé un très beau discours qui m’a même tiré la larme de l’oeil lorsqu’il a évoqué le parfum de sa mère, tellement important pour lui…qu’il en a oublié le nom, s’amuse-t-il !…

Les cinq parfumeurs ont exprimé chacun à leur façon leur poésie, leur émotion, leur enthousiasme, leur honneur et également leur humour.

On aimerait que tous les parfumeurs reçoivent ce prix mais il est sûr qu’à cette belle cérémonie, c’est toute la profession qui était fière de ce premier pas dans la reconnaissance de l’art.

Voici le discours prononcé par Frédéric Mitterrand : 120126 – discours deco parfums

Soirée « Parfums Vintage »

« On m’a changé mon Vent Vert ! » « je ne reconnais plus mon Femme »… « Poison ne sent plus comme avant »… Ca vous dit quelquechose ?

Ah oui, les reformulations font parler… Et bien nous vous donnons l’occasion de remonter le temps et retrouver votre parfum intact…(enfin dans la limite de la conservation, sans lifting, il reste quelques rides !…)

Eh oui, en sortant de nos caves de nombreux trésors oubliés, nous avons pu constater comme nos parfums chéris ont changé…

SOIREE BLOGUEURS VINTAGE le 14 septembre aux Ateliers Parfums par Thierry Mugler

(ah mince, c’est déjà complet…)

Alors on remet le couvert pendant les RIVES DE LA BEAUTE le samedi 1er octobre à 15h

où ? hum mystère, le lieu sera communiqué bientôt… mais vous pouvez déjà réserver auprès de virginie@rivesdelabeaute.com

Le luxe frappé de plein fouet par la catastrophe au Japon

Je viens de lire quelque chose de surréaliste :

http://fr.fashionmag.com/news-159689-Le-luxe-frappe-de-plein-fouet-par-la-catastrophe-au-Japon

Je travaille dans le luxe depuis 15 ans, je me réjouis tous les jours de travailler sur un produit aussi futile mais passionnant que le parfum… mais là, pendant que la terre entière regarde une catastrophe anéantir un pays, je ne peux que me sentir en décalage en lisant cet article…

« La situation s’est aggravée au Japon et on craint que la ville de Tokyo (où se trouvent les plus grandes enseignes du luxe, NDLR) soit touchée par des retombées radioactives, ce qui va directement impacter la consommation », a commenté Yves Marcais, vendeur d’actions chez Global Equities.

Un peu de décence, non ?

Comment tester son odorat ? « Etre nez n’est pas inné »

A tous les anxieux de l’apprentissage olfactif, le CNRS propose une façon simple et économique de tester son odorat : FAITES UNE IRM !

ou comment faire une pierre deux coups : tester son sens de l’odorat ET rencontrer enfin Hugh Laurie…

Un article passionnant qui nous montre qu’il faut pratiquer pour avoir du nez ! Comme le répétait infatigablement Monique Schlienger : « Plus on sent, mieux on sent » (la version originale de « travailler plus pour sentir plus »…) Certes, certaines prédispositions physiques peuvent avantager, mais la répétition et le travail sont les meilleurs moyens d’exercer son olfaction, et sa mémoire…

Bon, en même temps, rien de nouveau sous le soleil, me direz-vous ! et si, si… Que nous montre cet article scientifique ?

1) bonne nouvelle : le parfumeur fait partie d’une population « rare », et comme ce qui est rare est cher, oyez, oyez chers parfumeurs, à nos augmentations !

2) mauvaise nouvelle : « plus le niveau d’expertise (des parfumeurs) est grand, plus l’activité des régions olfactives et mnésiques diminue »… ben mince alors… plus on pratique, moins on cogite? La tendance à aller vers des formules de plus en plus courtes (eh eh, même parfois 6 matières nous nargue-t-on sympathiquement) viendrait de là ? ah mais quels paresseux ces grands parfumeurs ! 😉

3) « Dans cette étude, les parfumeurs étaient capables d’imaginer les odeurs rapidement, voire instantanément, tandis que les étudiants présentaient certaines difficultés et devaient concentrer davantage leur attention. » … Euh… mais qu’apprennent au juste ces élèves dans cette école ???

En tout cas, voici de quoi reprendre en vitesse vos matières, fichiers excel, touches et échelles d’évaporation, apprentis parfumeurs… AU BOULOT !

Références :

Plailly J., Delon-Martin C., Royet J.P. (2011) Experience induces functional reorganisation in brain regions involved in odor imagery in perfumers. Human Brain Mapping, in press.

http://www2.cnrs.fr/presse/communique/2062.htm

L’apprentissage des odeurs

L’objectif de ce blog est aussi de vous faire bosser toutes les semaines un petit peu ! L’idéal est de sentir tous les jours trois matières et de pouvoir les décrire à plusieurs, partager ses évocations… Tout seul, ça marche aussi mais c’est moins sympa…

L’ordre des matières premières senties suit une loi bien précise : le hasard ! donc pas la peine de me dire que je suis de mèche avec une boîte de MP, c’est pas moi, c’est la bonne âme qui choisit des touches pour moi (vais pas le faire moi-même non plus, eh !). L’important est de ne pas savoir ce qu’on sent, de façon à ne pas se laisser influencer !

Le nom du fournisseur apparaît lorsque la molécule est un brevet déposé, ou lorsque je parle du naturel pour préciser l’origine de la matière première car d’un fournisseur à un autre, une fleur peut être très différente. Je précise aussi la méthode d’extraction, comme ça, vous pourrez si vous l’avez dans votre orgue, vous pourrez comparer avec ce que vous avez sous le nez…

Sentir tous les jours, c’est aussi multiplier les chances de reconnaître les matières… Bien sûr il faut du temps pour les avoir toutes en mémoire. Perso, si j’en reconnais 1 sur les 3, suis déjà contente ! suis pas une machine non plus ! Mais je suis encore plus contente quand je me rends compte que la description que je me fais d’une touche correspond exactement à une description que je m’étais faite il y a 1 an ! … Là ça veut dire qu’on sent bien. Après mettre un nom sur la description, c’est un travail de mémoire (il faut bachoter pour apprendre les correspondances ! eh oui, flemmard, c’est du travail) mais la première étape est de bien décrire…

C’est ça le boulot de l’apprenti parfumeur, sinon, qui est-ce qui se prend la honte quand vos potes s’intéressant à votre métier vous demandent en vous présentant leur cou : « -Alors, c’est quoi mon parfum? », « Et y’a quoi dedans? » AAAaaaaarrrrgh !  ? Moi ça me donne juste envie de répondre : -« clope ? cheveux gras ? Raniania ? » Rien que pour les calmer ! On n’est pas au cirque ! hein ?

Bref, 3 matières tous les jours, et en fin de semaine, on révise les descriptions de chacune ! Courage, en un peu plus de 4 ans, vous pouvez espérer atteindre les 3000 mythiques matières de l’orgue du parfumeur !

A vos touches !