Folrosia®, Givaudan, (molécule)

RDV dans une vieille boutique de tissus moisis ou l’odeur du lino prend le dessus. Le Folrosia a ce côté à la fois renfermé, camphré, (qui rappelle aussi les tapis de sport dans un gymnase) et d’un autre côté elle possède une note détergente :  les toilettes fraîchement récurées, ou le débouche nez Pivalone. Très bonne puissance.

Bien schizo cette rose effectivement !

Sandela®, Givaudan, (molécule)

Sentir le Sandela, c’est se retrouver dans une échoppe indienne. Comme chez Shah, rue Notre Dame de Lorette, qui vend aussi bien des épices, que des bâtons d’encens en passant par le henné… Un santal ambré, vanillé poudré, avec un fond sensuel un peu fumé caoutchouc. Il peut avoir aussi des côtés musqués, comme un santal lavé…

A utiliser dans un oriental moderne

Rue, Esencias Lozano (essence)

Une matière trompeuse : une odeur de poire, un côté très vert tige et pourtant c’est un aromate ! Cette jolie matière évoque le trou normand : une odeur assez féminine en somme car elle évoque une compotée d’ananas-pomme-rhubarbe-poire assez fraîche, printanière, un petit effet feuillage vert. Sur la fin l’effet rhubarbe peut être un peu strident.

Peut être une bonne alternative pour égayer le coeur d’un parfum trop terne !

Shiso, Robertet (essence)

Voilà une odeur qui ne laisse pas indifférent : déjà par sa puissance, puis par sa complexité : une délicate note de mimosa … amandé. Un effet cinnamique (le côté frais de la cannelle sans tomber dans la gourmandise) qui peut lui conférer un aspet chimique. Enfin, une vraie fraîcheur verte, râpeuse et mentholé.

Le Shizo est aussi appelé le basilic japonais. Une fois, une japonaise nous en avait ramené pour qu’on le sente en vrai, ils le mettent sur la soupe ! Curieux mais tellement exotique ! …

Piment fort, Mane (C02)

Ca pique ! Chaud chaud, brûlant, comme dirait l’Artisan ! C’est vraiment une sensation de brûle comme lorsque l’on croque un vrai piment (les petits rouges !). Après l’effet, arrive la note : une odeur de poivron deshydraté, de sauce indienne qui s’assèche pour donner un sillage plus poussiéreux, rotin, paille.

Valériane, Payan & Bertrand (essence)

Une double sensation, comme un effet kiss cool : en premier l’agréable odeur de l’eucalyptus, camphrée, fraîche puis arrive d’un coup cette étonnante senteur de pied… voire même le pied de clochard…une odeur très animale. Cette drôle d’association rappelle l’odeur d’un suppositoire qui a fait son effet dans une couche…

Peut être intéressant pour réaliser un aromatique sensuel ?

Teck, Synarome (spécialité)

Besoin d’une pause exotique ? Un bon sniff de teck et vous partez en Birmanie, Laos, ou Inde… Sa note boisée ambrée très profonde, mystérieuse allie à la fois la structure sèche du bois et la chaleur (presque gourmande) de l’ambre. Pour ma part, j’ai l’impression de sentir la note caramélisée et rassurante du sirop Neocodion (vous vous souvenez ?), avec en plus une tête un peu orangée. (j’entends parfois l’association avec le Pim’s orange !). Hum miam ! Avec un effet poudré en plus…

En composition, à mettre d’office dans le fond d’un masculin sensuel !

Oxane®, Firmenich (molécule)

Quelle étrange matière, l’Oxane … et difficile à classer par la richesse de ses facettes ! Un départ hespéridée lorsqu’on la sent de loin avec son effet pamplemousse. Puis en se rapprochant, elle prend une étonnante odeur de sueur, très métallique, cela nous prend presque à la gorge. Une de mes copines trouve que ça sent le sang, par son côté ferreux, ce n’est pas faux ! Ensuite on découvre un effet vert, râpeux, tondeuse à gazon qui se transforme en goudron chaud, un peu brûlé. Il reste tout de même quelque chose de surprenant : une petite note fruitée derrière tout cela : un effet exotique ? bourgeon de cassis ? qui dénote par son côté acidulé… Utile pour faire tenir une note muguet, rose ou jasmin.

Et dire que certains appellent leur enfant Oxane … Pas sympa ça !

Florhydral, Givaudan (molécule)

Kzzz ! C’est l’effet que procure cette molécule à premier nez ! Son odeur de court circuit électrique rappelle quand on enlève un pull après s’être séché les cheveux. Très aldéhydé avec une pointe de citron, très froid, métallique, la note se développe en note fleurie frais plus grasse, on sent presque un effet huile, voire plastique. Cette note est extrêmement tenace (en théorie, une semaine sur touche, je veux bien le croire !). Après quelques heures, elle apporte un effet marin (mais dans le sens ozonique et non iodé)…

En composition, on appréciera sa ténacité et son côté propre.

Hexalon, IFF (molécule)

Je sens cette molécule et je suis immédiatement replongée dans mon enfance, en train de sentir une gomme d’écolier. Cette gomme d’enfant parfumée à un fruit indéfinissable (comme la soeur de Charlotte aux fraises, Croque Pomme ?). Cela va chercher le pruneau sec, ou le figolu en moins sucré. Reste cette formidable odeur de plastique qui rappelle les sandales qu’on nous oblige à mettre en colo quand on va marcher sur les rochers en bord de mer…Enfin, un effet fleuri frais laisse la place à un fond un peu plus animal (petit côté croute de fromage), mousse de chêne…