Champaca blanc, Robertet (absolu)

Voilà une fleur que je ne classerais pas dans les gentilles, ah non, elle a tout d’une vilaine. En tout cas sa personnalité s’exprime avec différentes facettes de caractère : fleurie, un Ylang Ylang sensuel, un jasmin plus lourd, plus gras, et plus foin, ou même l’œillet (pour son côté eugénol), Le fond devient gourmand : amandes et fruits confits, pruneaux caramélisés. Enfin, la facette cuir arrive en finale pour accessoiriser d’une pointe de fumé. Vénéneuse lui irait bien comme adjectif, il y a de la violence dans cette odeur :  elle sent la fleur qu’on écrase. Et quelques heures après, elle s’adoucit pour donner une note thé aromatisé au jasmin…

Constituants  linalol, geraniol, méthyl eugénol

Son, Robertet (absolu)

Un bois au beurre, voilà l’impression que me donne cette délicieuse matière : le son. Un bois qu’on éplucherait, dont on sentirait bien les copeaux, les rainures, le côté sec, et qu’on enduirait de beurre pour le frire dans une poêle. Le son possède à la fois une note très sèche de paille, de foin mais avec une petite note sucrée, beurrée qu’on peut aussi trouver dans le mais qui lui confère des accents un peu gourmands… Ham ! Mais après quelques minutes, une légère odeur de tabac froid apparaît, histoire de se couper l’appétit…

Cassie Egypte, LMR (Absolu)

Une véritable odeur de toile de jute : une odeur de carton mouillé, de papier, de cuir, c’est à la fois sec comme de la paille et gras comme de l’huile d’arachide. On pourrait aussi y trouver une petite odeur métallique, j’imagine bien sentir un wok en fonte chinois avec de l’huile dedans. Un petit wok qu’on emballe de papier journal pour qu’il ne rouille pas !… Cette fleur apporte une note poudrée au parfum.