Narcisse, LMR (absolu)

Quel nom prometteur pour une matière première ! C’est vrai qu’on n’imagine pas une note timide pour le Narcisse, et elle ne nous déçoit pas : elle possède des accents violents de tubéreuse (par son côté fruité, terreux, et gras), d’autres d’oeillet (par sa note poudrée cuir), et enfin de jonquille (effet carton sec). C’est définitivement une fleur opulente, riche, capiteuse… intéressante car elle a aussi une certaine rusticité d’homme.

NHS Chêne, Robertet (spécialité)

Cette matière m’évoque la curieuse odeur si familière et agréable des pattes au beurre. Effectivement il y a quelque chose de gras dans cette note, d’amidonné, comme un riz bien cuit qu’on aurait égoutté dans un panier en osier. (effet paille). Ensuite viennent d’autres impressions : artichaut, tabac, huile de bois, parquet.

Une odeur originale pour un bois !

Florhydral, Givaudan (molécule)

Kzzz ! C’est l’effet que procure cette molécule à premier nez ! Son odeur de court circuit électrique rappelle quand on enlève un pull après s’être séché les cheveux. Très aldéhydé avec une pointe de citron, très froid, métallique, la note se développe en note fleurie frais plus grasse, on sent presque un effet huile, voire plastique. Cette note est extrêmement tenace (en théorie, une semaine sur touche, je veux bien le croire !). Après quelques heures, elle apporte un effet marin (mais dans le sens ozonique et non iodé)…

En composition, on appréciera sa ténacité et son côté propre.