Dihydro ionone delta, (molécule)

Ah ça, c’est le rock de la violette : oh yeah ! Par rapport aux autres ionones, celle-ci est très encaustique, miel, ambrée, presque caramélisée mais pas dans le sens « bonbon gourmand » : non, elle va chercher le boisé, se masculinise avec une note cuir : elle a troqué son sac de mamie contre des boots compensées et sa note maquillage se transforme en piercing métallique. Après quelques heures, elle a presque quelque chose de bois ambré, tenace la petite ! …

Si Lisbeth Salander avait un parfum, ce serait une overdose de cette matière !

Cape Snow Bush®, Robertet (spécialité)

Alors, là voilà une matière curieuse … Rien que le nom … qui ne me parle pas des masses ! Mais quand je vois qu’on le classe en fruité ??? je cherche toujours le fruit … Une pomme ? très vieille alors, non ? Moi je le sens plutôt très camphré, résiné, comme un bonbon des Vosges, il a cette note sucrée, miellée lorsqu’une aiguille de pin a trop longtemps pris le soleil et qu’il dégage des notes aromatiques caramélisées… Puis arrive quelquechose de caoutchouc, un 4×4 qui déboule dans une pinède ? En fond, il devient très poudré poussière, avec une petite acidité (verveine ?) et encens…

Immortelle, MPE (Absolu)

Voilà une matière qui parle à tous… Retrouvons-nous dans un maquis corse, (ou pour certains dans les Landes), nous nous promenons à travers les herbes folles, la pinède desséchée, voire caramélisée par le soleil. Le sol dégage alors un mélange très riche de notes ambrées de réglisse, de café, parfois d’épices (curry, fenugrec, celeri), de vieux pruneau, de figue séchée, de cognac. En chemin, on croise aussi des notes boisées, salées, sous-bois proches de la mousse de chêne. Enfin, elle a aussi ce côté très rassurant, humain de notes miellées, cerumen, cire.  Celle d’MPE a pour moi en plus une petite note éponge, mais là je sais qu’il y a débat, je suis la seule à trouver ça paraît-il ! Mais c’est moi qui écris, hi hi !