Farenal (molécule)

J’aime bien le Farenal car il est assez changeant… En le sentant à l’aveugle à différents moments, je me rends compte que je n’ai pas du tout la même évocation… Comme quoi il faut vraiment sentir 2 ou 3 fois en espaçant dans le temps une matière avant de l’apprivoiser !

La première fois, je suis rentrée dans la note par son côté aldéhydé, fart de ski (Jean Claude Dusse, où es-tu ?), orangé légèrement marin. Une autre fois, je sentais une note Eau Ecarlate un peu whisky qui nous invite à y mettre un coup de coca (côté cannelle) (eh eh, ça devait être un lendemain de soirée ça !…). Et ce matin, en la ressentant, je me voyais chez ma grand-mère après le café quand elle apportait l’eau de vie de poire et qu’on piquait un sucre pour y faire un canard … Sa note poire juteuse et alcoolique m’a rendue presque nostalgique ! …Piouh !

En tout cas, c’est très tenace, très puissant. En compo, on dit que le farenal fait briller les fleurs et les rafraîchit, souligne les hespéridés, va bien avec des notes ambrées et encens, dans un accord vert, renforce le côté feuille.

Pamplocoeur®, Firmenich

Ah moi qui ai une super crève en ce moment, c’est exactement ce qu’il me faut : un vrai cocktail de vitamines C (orange, pamplemousse, citron vert) le tout bien pétillant comme un verre de schweppes ! Ca me rappelle le bon vieux temps où on pouvait boire du Tang sans craindre de chopper le cancer, cette poudre bien immonde à mélanger à de l’eau ! J’en buvais avec mon frère quand on rentrait du marché dans le sud ouest !… Il y a quelquechose aussi de sucré comme la partie croquante des glaces Solero Exotic. En fond, il devient vraiment très pamplemousse. Sympa quand on attend désespéremment le printemps comme en ce moment …

Neromagnol®, Symrise (molécule)

Neromamadoumagnol ! Quand je sens cette odeur, j’imagine une imposante doudou black portant un ample vêtement africain, l’épaule rondie et nue, attifurée d’une kyrielles de bijoux bien dorés et toute pimplelochée. On peut sentir le savoir noir quand on est pris dans son sillage vers Barbès… Mais qu’est-ce que ça sent exactement ? Une note fleurie très propre, voire détergente avec un effet base de schiff super puissante, orangée, anthranylate de méthyle, un coeur qui peut aller chercher le fruit (fraise tagada /bonbon à la cerise ) et un fond exotique : boisé santal, oriental, bois ambrés. Le fond fait très Pure Poison !

Cette molécule peut être sympa pour faire une tubéreuse, une fleur d’oranger et aussi bien sûr un magnolia

Teck, Synarome (spécialité)

Besoin d’une pause exotique ? Un bon sniff de teck et vous partez en Birmanie, Laos, ou Inde… Sa note boisée ambrée très profonde, mystérieuse allie à la fois la structure sèche du bois et la chaleur (presque gourmande) de l’ambre. Pour ma part, j’ai l’impression de sentir la note caramélisée et rassurante du sirop Neocodion (vous vous souvenez ?), avec en plus une tête un peu orangée. (j’entends parfois l’association avec le Pim’s orange !). Hum miam ! Avec un effet poudré en plus…

En composition, à mettre d’office dans le fond d’un masculin sensuel !