Cape Snow Bush®, Robertet (spécialité)

Alors, là voilà une matière curieuse … Rien que le nom … qui ne me parle pas des masses ! Mais quand je vois qu’on le classe en fruité ??? je cherche toujours le fruit … Une pomme ? très vieille alors, non ? Moi je le sens plutôt très camphré, résiné, comme un bonbon des Vosges, il a cette note sucrée, miellée lorsqu’une aiguille de pin a trop longtemps pris le soleil et qu’il dégage des notes aromatiques caramélisées… Puis arrive quelquechose de caoutchouc, un 4×4 qui déboule dans une pinède ? En fond, il devient très poudré poussière, avec une petite acidité (verveine ?) et encens…

Lotus, Sesti (absolu)

Rien qu’en entendant ce nom, Lotus, on voyage …Pourtant elle est bien timide cette matière, il faut savoir lui laisser du temps pour qu’elle s’exprime : on commence par un effet poudré, mimosa sans le côté amandé, carton (comme le lentisque) mais d’un autre vert : un vert plus aqueux, plus salé, sans aller non plus chercher la feuille de violette. On se rapproche plus d’une note thé : des feuilles de thé mouillées, un thé au jasmin passé. Pas facile à mémoriser tout ça ! …Peut-être qu’on peut s’en souvenir en l’associant à l’odeur du papier imprimé ? une bande dessinée ? au hasard … un Tintin ?

Narcisse, LMR (absolu)

Quel nom prometteur pour une matière première ! C’est vrai qu’on n’imagine pas une note timide pour le Narcisse, et elle ne nous déçoit pas : elle possède des accents violents de tubéreuse (par son côté fruité, terreux, et gras), d’autres d’oeillet (par sa note poudrée cuir), et enfin de jonquille (effet carton sec). C’est définitivement une fleur opulente, riche, capiteuse… intéressante car elle a aussi une certaine rusticité d’homme.

Frangipanier, Charabot (absolu)

La volte des vertugadins ! Cette matière pourrait inspirer un bal sous Henri IV : un cabinet de curiosité, une bibliothèque bien fournie en livres reliés de cuir où la poussière se serait un peu accumulée. Ici et là des patisseries laissent du sucre sur les doigts de ces muguets de cour… L’Absolu Frangipanier rappelle un boudoir qu’on aurait trempé dans une liqueur orangée (un cointreau, un grand marnier, s’ils avaient existé à l’époque !) tandis que les demoiselles font virevolter leur froufrous impregnés de Neroli et leurs perruques poudrées. Et oui, vous avez deviné je suis encore et toujours en train de lire Fortunes de France… mais cela dit avant d’avoir lu ce tome, je m’étais noté comme évocation « Fleur d’oranger-carton » … beaucoup moins poétique, n’est-ce pas ?