Azarbre®, Quest/Givaudan (molécule)

C’est drôle comme la mémoire peut nous jouer des tours… Lorsque j’ai senti cette matière, j’ai tout de suite pensé à la maison de ma grand-mère en Bourgogne, je me revoyais avec mon frère mais incapable de dire pourquoi… Alors j’ai tatonné : ça fait poussiéreux, iris … Des vieux rideaux de velours ? mouais … mais il n’y a pas que ça : une odeur camphrée, renfermée, une cave  ? Mais non, je n’avais pas de cave à Leugny… Il y a aussi quelquechose d’animal : comme une selle de cheval, ou plutôt une brosse à cheval, l’odeur du crin de cheval… Ah, là je sens que je me rapproche … Sauf que j’ai rarement fait du cheval là-bas ! Et tout à coup, ça y est, lumière, ça m’est revenu : l’odeur de la paille dans la cage à lapin ! Je me revois en train de « chopper » le pauvre lapin par le cou pour le humer avant de faire une partie de billes avec ses crottes… Je devais avoir 5 ans… Merci petit Azarbre de m’avoir rappelé ce souvenir d’enfance !

Et en parfum ? … Il peut souligner les ionones en apportant une touche boisée…Par contre, qu’est-il devenu ? Est-ce que Givaudan l’a repris ou a un équivalent ? Quelqu’un sait ?

Cantryl®, Symrise, (molécule)

Sentir le cantryl m’amène directement en Chine : au fin fond d’un entrepôt de meubles : on y retrouve une note poussière, renfermée, l’effet boisé d’une vieille armoire de mariage avec en plus un véritable accent aromatique, camphré qu’on pourrait aussi retrouver dans une vieille herboristerie présentant des bocaux d’hysope ; un effet épluchure de carottes à la fois frais et terreux.

Il peut apporter beaucoup de sensualité (certains d’ailleurs le trouvent épicé cumin) et d’exotisme